Expatriation et impatriation

Sécuriser votre départ ou votre retour en France : résidence fiscale, exit tax, conventions fiscales internationales, régime des impatriés

Une mobilité internationale, des enjeux fiscaux majeurs

Quitter la France ou s'y installer ne se résume pas à une démarche administrative : c'est un changement profond de situation fiscale, qui engage parfois plusieurs administrations, plusieurs conventions et plusieurs années d'obligations déclaratives. Une stratégie claire, documentée et défendable est indispensable pour éviter les doubles impositions et réduire le risque de contrôle.

La résidence fiscale : un sujet de droit, pas de fait

L'article 4 B du Code général des impôts pose quatre critères alternatifs de résidence fiscale française :

Un seul critère rempli suffit pour être considéré comme résident fiscal français. Quitter la France ne suffit donc pas à perdre cette qualité : les attaches familiales, économiques ou professionnelles peuvent maintenir la résidence française même après un déménagement.

Lorsqu'une convention fiscale bilatérale existe entre la France et le pays d'accueil (cas le plus fréquent), elle prévaut sur le droit interne pour arbitrer la résidence en cas de double résidence apparente. L'analyse conventionnelle repose alors sur des critères hiérarchisés : foyer permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité.

Exit tax : un sujet à anticiper avant le départ

Prévue à l'article 167 bis du CGI, l'exit tax frappe les plus-values latentes sur titres lors du transfert du domicile fiscal hors de France.

Conditions cumulatives d'application :

Un sursis de paiement automatique s'applique en cas de transfert vers un État de l'Union européenne ou un État ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative. Dans les autres cas, des garanties peuvent être exigées.

Dégrèvement définitif : l'imposition est dégrevée à l'expiration d'un délai de 2 ans après le départ (ou 5 ans pour les patrimoines supérieurs à 2,57 M€), sous réserve d'absence d'événement déchéant (cession, donation sans conditions, retour en France).

Anticiper le calendrier de cession ou de donation des titres avant le départ permet souvent d'optimiser ou de neutraliser l'exit tax. C'est l'un des sujets les plus techniques de la fiscalité de l'expatriation.

Autres points de vigilance lors du départ

Impatriation : le régime de faveur de l'article 155 B

Lorsque vous vous installez (ou réinstallez) en France pour y exercer une activité professionnelle, le régime des impatriés permet, sous conditions, d'importantes exonérations partielles d'impôt sur le revenu :

Conditions d'éligibilité strictes :

Le régime s'applique pendant 8 années civiles suivant celle de la prise de fonctions. La rédaction du contrat de travail, la documentation du recrutement à l'étranger et le suivi des déclarations annuelles conditionnent le maintien du régime — et résistent aux contrôles ultérieurs.

Mon accompagnement

Profils que j'accompagne

Dirigeants partant à Dubaï, Lisbonne, Genève ou Londres avant une cession d'entreprise. Sportifs professionnels et joueurs de tennis dont la résidence fiscale est complexe en raison de la mobilité. Cadres impatriés rentrant après une expatriation longue. Familles installées entre la France et un autre pays (résidence partagée, télétravail transfrontalier). Retraités s'établissant au Portugal, en Italie ou en Espagne sous régime spécifique. Héritiers d'un patrimoine international.

Un projet d'expatriation ou de retour en France ?

Une mobilité internationale se prépare 12 à 24 mois en amont. Sécurisons ensemble votre stratégie fiscale.

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